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  • Learning Expedition en Asie : Intelligence Artificielle et Management

    Vous avez raté la conférence Julhiet Sterwen sur l’intelligence artificielle en Asie ? Vous étiez avec nous le 17 janvier et vous souhaitez redécouvrir les points clés ? Découvrez vite le compte-rendu de ce moment avec :

    • Cécile Dejoux, Professeur des Universités au CNAM et Directrice Scientifique du Learning Lab Human Change ;
    • Isabelle Galy, Directrice des Opérations du Learning Lab Human Change.

    Intelligence artificielle management

    Pourquoi une Learning Expedition en Asie dédiée à l’intelligence artificielle et au management ?

    Chaque culture a une approche différente de la data.
    En France, et en Europe plus largement, nous prônons le respect de la vie privée. Cela se concrétise notamment à travers notre réglementation (RGPD). Les données appartiennent ainsi aux individus, qui décident de les céder ou non.
    En Asie, la vision est différente. La data est considérée comme une richesse appartenant à l’Etat.

    Cette différence est fondamentale pour la collecte des données. D’une part, une autorisation explicite est nécessaire. De l’autre, pas de question de propriété personnelle.
    L’accessibilité de la data en Asie facilite l’éclosion de projets reposant sur la donnée. De nombreux projets d’intelligence artificielle voient ainsi le jour.

    Nous avons donc voulu explorer les pistes ouvertes par une vision radicalement différente de la nôtre. Le voyage s’est attaché à 2 destinations, qui ont permis des rencontres passionnantes : Singapour et la Chine.

    Singapour

    Cet état ultra connecté a décidé d’utiliser sa petite taille comme un atout. Il capte ainsi un maximum de données auprès de sa population. Ces données sont ensuite exploitées de manière très qualitative. Prenons par exemple la médecine. Les habitants sont scrutés, pour définir des profils génétiques. Nous sommes en conséquence sur le chemin de la médecine prédictive.

    Parmi les rencontres, évoquons :

    • Facebook, qui travaille sur la “minute d’attention” : comment vous rendre captif dès la première minute, via notamment des travaux sur les couleurs ;
    • SAP, dont les enjeux tournent autour de la maintenance prédictive ;
    • GovTech, l’agence gouvernementale de Singapour qui coordonne les travaux sur la data pour en faire un pays connecté.

    Mais aussi NTU, SG Innovate, Thales, l’Ambassade de France…

    La Chine

    • Le pays met les moyens pour progresser en IA. Il souhaite être leader sur ce secteur en 2030.
    • La population a une appétence énorme pour l’électronique et le numérique. Elle accepte également leur omniprésence. Cela ouvre un grand champ d’investigation, de la reconnaissance faciale au pay-by-phone.
    • En Chine, une technologie d’intelligence artificielle n’est mise sur le marché que lorsque la ré-affectation des personnes dont l’emploi va disparaître du fait de cette technologie a été déterminée. Ce point clé est lié notamment à la prégnance du système social, sans chômage.
    • Les soft skills commencent à émerger… mais pas encore de manière académique.

    Parmi les rencontres, citons :

    • Donnguan University of Technology, dont les travaux portent sur l’IA appliquée à l’industrie pour designer et prototyper avec réalité virtuelle ;
    • Cyphène, une startup française qui a imaginé un système de « tatouage par IA » permettant d’authentifier chaque produit de luxe de manière unique
      Ainsi que XXII, le Huawai campus et Noah’s Ark Lab.

    Quels sont les principaux enseignements tirés ?

    Les RH occupent une place privilégiée. Elles disposent de très nombreuses données, fiables, partagées directement par leur propriétaire.
    Nous avons identifié des champs dans lesquels l’IA peut avoir un apport pour les RH :

    • Pertinence des données sociales et utilisation d’objets connectés pour les questions de Qualité de Vie au Travail ;
    • Pré-sélection de candidats, par exemple avec l’utilisation de chatbots ;
    • Optimisation des données sociales, des études et de la rémunération.

    Côté collaborateurs, nous vous proposons quelques compétences clés à développer :

    • Design thinking ;
    • Data : comprendre ce qu’est une donnée, sans être expert, être conscient des biais… Ceci va permettre de bien interroger l’IA et obtenir une donnée pertinente
    • Intelligence collective et travail collaboratif.
      Ce dernier point est particulièrement crucial. Il faut savoir travailler aujourd’hui avec les autres, pour pouvoir demain savoir quand et comment travailler avec des humains et des machines.
      C’est aussi par la collaboration, par l’échange, que les métiers de demain verront le jour. Les RH ont ici un rôle clé à jouer, en accompagnant managers et collaborateurs dans leur réflexion sur leurs tâches :
    • que peut-on déléguer à l’IA ?
    • quelles actions sont à mener avec l’IA ?
    • quelles nouvelles tâches accomplir par ailleurs ?

    En savoir plus sur le Learning Lab Human Change

    A l’heure de la transformation numérique et de l’introduction des Intelligences Artificielles, les organisations ont besoin de penser les changements avec leurs collaborateurs et ont la responsabilité de les accompagner vers leur nouveau métier
    C’est dans ce contexte que Julhiet Sterwen a co-fondé avec le CNAM, incarné par Cécile Dejoux, le Learning Lab Human Change, un lab dédié à l’innovation managériale.
    Les Learning Expeditions annuelles de Cécile Dejoux et Isabelle Galy s’inscrivent dans ce cadre : CES Las Vegas, Californie, Asie…

    Pour approfondir, vous pouvez découvrir le MOOC de Cécile Dejoux : l’IA pour les managers et leurs équipes.

    Vous souhaitez en savoir plus sur l’actualité de Julhiet Sterwen ? Découvrez le JuSt Blog !