DAC 6 : Quels enjeux adresser pour réussir sa mise en conformité ?

La lutte contre l’évasion fiscale se renforce durablement en Europe depuis l’implémentation de l’échange automatique d’informations (EAI) entre états participants. Celui-ci est régulièrement enrichi par de nouvelles directives qui en élargissent le champ d’application. La Directive on Administrative Cooperation (DAC 6), à mettre en place pour juillet 2020, en constitue le prochain jalon.

DAC 6, une mise en œuvre qui concerne toutes les institutions financières

Cette directive cible l’optimisation fiscale « agressive » des contribuables.
Les intermédiaires (banque, conseiller financier, avocat) devront identifier, déclarer puis archiver les montages de leurs clients dont le caractère « agressif » aura été prouvé dans les 30 jours. Les impacts sont multiples pour les institutions financières, en termes de formation, de communication, de données mais aussi de gouvernance.
Certains enjeux sont à adresser en priorité pour réussir votre mise en conformité. Nous vous proposons quelques clés.

Concevoir une stratégie d’implémentation de bout en bout

Première priorité : définir un processus allant de l’identification du dispositif à sa déclaration. Cela implique, au-delà des enjeux organisationnels habituels, la définition d’un plan de formation et de communication dédié. Par ailleurs, les données clients à déclarer doivent aussi être mises à disposition. Ce point est clé.  En effet, seuls 30 jours sont alloués pour mener à bien tout le processus.

Organiser la gouvernance de déclaration entre intermédiaires

Il est indispensable de mettre place une gouvernance entre tous les intermédiaires déclarants pour un même dispositif. En effet, le caractère « déclarable » et les informations associées doivent être validés conjointement. Cela permet d’éviter les déclarations contradictoires. Un workflow de communication et de validation est nécessaire pour fluidifier ces interactions.

Anticiper les dispositions locales

La directive est toujours en cours de transposition en loi française. Il convient de s’organiser au plus tôt, quitte à prendre des hypothèses pour réduire la charge au printemps 2020.  En effet, vos équipes seront également mobilisés à ce moment-là sur les reportings FATCA, CRS et des récalcitrants.

Documenter la piste d’audit du RUN

Pour résumer, il est nécessaire de documenter votre méthodologie de déclaration et assurer l’archivage des dispositifs, de leurs données et des analyses réalisées. Ce travail, associé à la mise en place de contrôles, vous permettra de faire face aux audits externes qui ne manqueront pas de venir.

Pour plus de détail, découvrez la tribune d’Alexandre JACOB, managing consultant, publiée dans l’AGEFI actif, sur les différents enjeux de DAC 6 pour les institutions financières.

 

Découvrez notre expertise Risques, réglementaire et conformité.

Texte écrit par Alexandre Jacob. 

Rencontre : ComEx, comment anticiper l’évolution de votre système d’information ?

Rencontre Système d'information plan large

Le 7 novembre 2019, Julhiet Sterwen et Décideurs organisaient une matinée, autour du sujet suivant : ComEx, comment anticiper l’évolution de votre système d’information ?
Les échanges se sont avérés très riches, grâce à l’intervention de panelistes de qualité :

• Sylvia Metayer, Chief Growth Officer, membre du ComEx, SODEXO
• Patrice Valadeau, Directeur des Systèmes d’Information Groupe, SUEZ
• Marc Blottière, Group Chief Information officer, AXA
• Marc Sabatier, Président, JULHIET STERWEN
• Aurélien Florin, journaliste, DECIDEURS, à la modération

Rencontre Système d'information panel

Construire le dialogue entre IT et business

L‘IT est devenu clé dans le développement des entreprises, et, dans le même temps, constitue un risque majeur. C’est donc une priorité dans les organisations.
Comme le soulignait Marc Blottière, d’Axa, hier, l’IT permettait de faire des économies, alors qu’aujourd’hui, il permet de gagner de l’argent. Cette évolution le rend est désormais clé pour transformer le business model.
Les DSI doivent embrasser ce positionnement. Pour cela, les bases d’un nouveau dialogue entre équipes IT et business, historiquement distantes, sont à poser. Patrice Valadeau, chez Suez, nous indiquait ainsi que l’IT devait abandonner son langage trop technique. Des clés de compréhension sont à partager, notamment au plus haut niveau de l’entreprise.

Développer la culture IT du Comex : comprendre le système d’information

Historiquement, les membres du ComEx des grands groupes disposent de connaissances qui leur permettent d’établir des stratégies dans tous les domaines… sauf, le plus souvent, en ce qui concerne le système d’information. Ils n’ont généralement pas été sensibilisés à ces sujets lors de leurs études. Ultérieurement, ils ont été régulièrement rebutés par un langage parfois perçu comme cryptique. Selon Marc Sabatier, le développement de cette culture IT est désormais indispensable. Elle est en effet nécessaire pour comprendre les enjeux réels liés au digital. Grâce à elle, les ComEx pourront prendre les décisions éclairées, qui servent la stratégie et permettent de développer le business. Par exemple, quand on est un grand groupe, le passage au Cloud représente un enjeu de plusieurs millions d’euros, des risques potentiels… mais également de belles opportunités. Marc Blottière soulignait ainsi que les ComEx sont les propriétaires du système d’information, et le DSI en est le gestionnaire.
Ces décisions, justement, nécessitent la présence des DSI. Et aujourd’hui, seules 25% des entreprises ont un DSI au ComEx…

Voici quelques clés, justement, à comprendre pour réussir avec le digital :
• Regarder les budgets différemment : run, investissements… ;
• Trouver des profils capables de mener une transformation technologique ;
• Lâcher prise, reconnaître qu’on a besoin de partenaires, et de pas tout faire soi-même. Et pourquoi pas aller chercher des startup ?

 

Rencontre Système d'information plan large

Etablir de nouvelles relations entre grands groupes et start-up

Les grands groupes regardent souvent les startup avec émerveillement.  Ils sont ainsi nombreux à vouloir collaborer avec elles. Le chemin n’est toutefois pas facile. Difficultés avec les Achats, question de l’échelle de l’apport de la solution, anticipation de la mise à l’échelle… et surtout, culture.
Les entreprises sont souvent aussi perdues que fascinées face à la culture startup. La startup permet de prendre conscience du fait qu’il est possible de faire autrement. Elle est une source d’inspiration. Prenons par exemple la question de l’attraction et de la rétention des talents. En startup, les collaborateurs ont le sentiment de pouvoir s’exprimer, de « faire une différence ». C’est rarement le cas dans des grands groupes…

Cet état esprit est une des clés de réussite pour demain. Il y a une véritable révolution culturelle à mener dans les grands groupes… et elle ne partira pas des Comex.

Pour en savoir plus, découvrez notre expertise autour du digital et de la technologie.

 

Ruches : un beau projet environnemental

Julhiet Sterwen et ses abeilles

Dans le cadre de sa politique RSE, Julhiet Sterwen a fait installer des ruches sur le toit de son immeuble de Neuilly sur Seine. Et, pour la deuxième année consécutive, nos collaborateurs ont pu découvrir nos abeilles

 

Collaborateurs Julhiet Sterwen pour la visite des ruches

Bien équipés, nos collaborateurs ont rejoint le toit de nos locaux.

 

Grâce à l’apiculteur, les collaborateurs ont enrichi leurs connaissances :
Où se cache le miel ? Où sont rassemblés les œufs ? Comment distinguer une abeille ouvrière d’une reine ?

De la théorie à la pratique

Les participants ont pu immédiatement mettre en pratique leur nouveau savoir ! Ils ont en effet réussi à distinguer la reine d’une des ruches, plus grande que les autres abeilles.

Apiculteur visite des ruches Julhiet Sterwen

Très à l’écoute, les participants ont posé de nombreuses questions à l’expert : quelles sont les différentes étapes de la vie d’une abeille ? Comment une reine défaillante est-elle remplacée ? Le miel produit en ville est-il de meilleure ou de moins bonne qualité que celui qui est produit à la campagne ?

Nous remercions l’apiculteur Apiterra, notre partenaire, d’avoir partagé ses connaissances et d’avoir permis à nos collaborateurs cette belle découverte.
Nous remercions également nos collaborateurs, nombreux à participer à cette rencontre, pour leur enthousiasme pour ce sujet.

En savoir plus sur notre démarche

Ce projet s’inscrit dans notre démarche sociétale et environnementale. Nous estimons en effet qu’il est de notre responsabilité d’entreprise d’actionner tous les leviers à notre portée pour avoir un impact positif significatif sur le cours des choses. Nous souhaitons ainsi donner du sens à notre action au bénéfice de nos clients, de nos collaborateurs et de la société. C’est d’ailleurs le fondement de la vision que nous avons du métier, le Consulting for Good.

POTS DE MIEL

Les collaborateurs auront très prochainement l’opportunité de recevoir un   pot de miel produit par nos abeilles lors de l’Afterwork du mois de novembre.

HEC Junior Conseil et Julhiet Sterwen concluent un partenariat inédit.

HEC Junior Conseil

HEC Junior Conseil, Junior-Entreprise de l’Ecole des Hautes Etudes commerciales (HEC Paris) et Julhiet Sterwen, un des cabinets leaders du conseil en transformation et innovation, viennent de conclure un partenariat atypique. Celui-ci s’inscrit dans la continuité d’une relation déjà établie. Elle est basée sur une volonté de partage réciproque, des valeurs et une vision commune.

HEC Junior Conseil

Pourquoi ce partenariat entre Julhiet Sterwen et HEC Junior Conseil ?

La relation entre Julhiet Sterwen et HEC Junior Conseil a vu le jour début 2019. Elle a débuté d’une manière classique, par des formations autour des métiers et de la posture conseil. Les rencontres ont été l’occasion d’échanges entre les acteurs clés des deux structures. Ils se sont vite trouvé des points communs : une vision du conseil basée sur l’expertise, la proximité, la simplicité. Et, surtout, une volonté d’agir positivement sur la société en considérant l’intérêt de toutes les parties prenantes dans un projet. Les deux entités ont donc logiquement choisi de s’allier pour avancer dans cette voie.
Pour Anastasia Radziszewski, responsable de la stratégie externe d’HEC Junior Conseil, ce partenariat est une évidence. « Dès les premiers échanges, nous avons senti une ouverture d’esprit et une même envie de penser différemment, d’innover. Cela colle parfaitement à notre conception du métier de consultant. Nous avons également apprécié la proximité, l’humilité et les valeurs humaines de JS. » C’est donc tout naturellement que s’est construit ce partenariat. Les étudiants pourront ainsi profiter de l’expérience et l’expertise de Julhiet Sterwen.

Un partenariat atypique, avec un axe fort : le Mentoring… et le Reverse Mentoring

Le partenariat entre nos deux structures inclut un large éventail d’initiatives : des formations bien sûr, ainsi que des rencontres étudiants / consultants, pour faciliter la découverte du domaine du conseil ; des événements sportifs avec une dimension caritative ; mais aussi une production de contenus communs. Nous pensons en effet que le croisement de regards est source de création de valeur. De fait, nous avons mis en place un programme de Mentoring entre les étudiants de la Junior-Entreprise et des Managers du cabinet… avec une part importante de Reverse Mentoring. Ainsi, durant toute l’année, mentorés et mentors se rencontreront régulièrement. Ils pourront échanger de façon informelle sur diverses problématiques : construction de carrière, évolution du conseil, nouveaux enjeux, rôle des consultants dans la construction de la société de demain, etc.
Arnaud Schadeck, directeur chez Julhiet Sterwen et ancien étudiant de l’école, explique ainsi cette approche : « Nous ne croyons pas à l’idée du consultant omniscient face à l’étudiant à la recherche de méthodologies toutes faites. Nous pensons, au contraire, qu’il est primordial de nous rechallenger régulièrement : que pouvons-nous faire de mieux ? Et comment ? Dans cette démarche, les étudiants d’HEC Junior Conseil ont énormément de choses à nous apporter. Leur regard neuf et original alimente une approche en rupture par rapport aux codes traditionnels. »

Un engagement commun autour de valeurs fortes

La force de ce partenariat prend également sa source dans une recherche commune de sens et d’un engagement sociétal.
Thierry Auzias, Directeur Général de Julhiet Sterwen  indique : « Ce qui donne le plus de valeur au succès, c’est la manière dont on l’atteint : les valeurs, ce qu’on veut être, ce qu’on veut représenter aux yeux de tous. Nous sommes heureux d’avoir trouvé chez HJC un partenaire qui est prêt à aller avec nous sur la voie de ce que nous appelons le « Consulting for Good ». Il s’agit d’activer tous les leviers dont on dispose, qui peuvent avoir un impact positif significatif sur le cours des choses et donner du sens à notre action au bénéfice de nos clients, de nos collaborateurs et de la société. » Et comme le précise Amélie Bonnot, présidente d‘HEC Junior Conseil : « Nous sommes heureux de prendre ce chemin ensemble. Il s’inscrit pleinement dans nos convictions. Il s’intègre ainsi dans la droite ligne notamment du prix de la JE, les meilleures initiatives durables et caritatives portées par des associations du campus ».
Les deux entités ont prévu de définir de nouvelles actions communes afin de renforcer leurs engagements, ensemble, sur cette voie.

Baromètre Digital Workplace 2019

Baromètre Digital Workplace 2019

Pour la quatrième année consécutive, Julhiet Sterwen propose son baromètre Digital Workplace. Mené en collaboration avec l’IFOP, cet outil vise à mesurer la perception qu’ont les collaborateurs et les managers de la transformation digitale. Notre enquête porte sur les entreprises de plus de 500 salariés.

Baromètre Digital Workplace : de quoi s’agit-il ?

Notre outil retranscrit les ressentis des collaborateurs. Il s’attache ainsi à 3 axes : management, organisation, outils. Il a pour vocation d’écouter les perceptions des salariés. De cette façon, il peut éclairer les directions des organisations. Ces dernières peuvent plus facilement identifier les points de vigilance et les leviers nécessaires à la réussite de leurs transformations digitales.

Télécharger le Baromètre Digital Workplace 2019

Baromètre Digital Workplace 2019

 

A découvrir : notre expertise sur l’expérience collaborateurs.

 

Retour sur l’Atelier Expérience dédié à l’AFEST

Atelier AFEST (Formation) Julhiet Sterwen

Le 24 septembre 2019, Julhiet Sterwen a dédié une matinée à l’AFEST (action de formation en situation de travail). L’équipe a ainsi proposé aux clients présents deux ateliers. Ceux-ci étaient axés sur la pédagogie, l’expérimentation et le dialogue entre pairs.

L’événement s’est articulé en deux phases :

  • Identifier les conditions de réussite et les multiples façons d’apprendre en situation de travail ;
  • Co-construire un parcours efficace et opérationnel en utilisant l’AFEST.

Nous vous invitons ainsi à découvrir ces deux étapes, après un rappel sur l’AFEST.

Pourquoi une rencontre dédiée à l’AFEST ?

La loi “Avenir professionnel” a entériné de nouvelles modalités de formation. Les entreprises disposent ainsi d’un éventail plus vaste de possibilités pour développer les compétences de leurs salariés. Parmi les actions nouvellement reconnues, la Formation En Situation de Travail (AFEST) semble offrir une réelle opportunité. Pour l’heure, elle pose encore un certain nombre de questions pratiques. L’atelier a de cette façon tenté d’y répondre.

Atelier 1 : action de formation en situation de travail, l’action idéale

Avec cette nouvelle modalité, la formation est vue comme un processus. Celui-ci doit permettre à l’apprenant de grandir. Il doit ainsi découvrir, comprendre et acquérir de nouvelles compétences. Il doit être capable d’une réelle mise en œuvre, en toute autonomie, par la suite. Une fois le besoin du collaborateur identifié, une démarche pragmatique peut être mise en œuvre, par étapes.

Clés de réussite

  • Intégrer les référents dans le processus, pour favoriser le transfert de connaissances ;
  • Créer un environnement d’apprentissage propice à l’échange entre les apprenants et les référents ;
  • Donner le droit d’essayer… et donc de se tromper pour tirer les leçons de ses erreurs ;
  • Donner du sens à la formation, pour motiver les collaborateurs.

Atelier 2 : co-construction d’un parcours de formation de type AFEST.

A partir d’un projet concret, les participants ont été invités à réfléchir, en atelier dynamique, à une problématique spécifique. Quelle serait ainsi  le parcours pédagogique le mieux adapté pour y insérer des phases de formation en situation de travail ?

Leurs conclusions ? Pour mener à bien un projet d’AFEST, il faut :

  • Définir clairement les objectifs opérationnels et les objectifs de formation.
  • Créer une communauté avec les collaborateurs formés ; y développer un sentiment d’appartenance et une motivation permanente pour l’apprentissage et la formation.
  • Inciter le collaborateur formé à prendre des risques, et développer son engagement.

Atelier AFEST (Formation) Julhiet Sterwen

Merci à nos clients d’être venus partager cette expérience dans nos locaux.
Merci à l’équipe Formation, qui a organisé cette journée d’une main de maître.

Vous avez manqué l’événement ? Une prochaine session est mise en place le 10 décembre. Pour vous inscrire, cliquez ici.

 

La réforme du 100% santé : au-delà de la conformité, les Organismes Complémentaires face au défi de l’accompagnement

100% santé

100% santé

La réforme du 100% Santé, soutenue par Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, a pour objectif de renforcer l’accès aux soins des Français. Plus précisément, elle doit leur permettre de s’équiper sans reste à charge financier sur les postes de soins suivants : Audiologie, Optique et Dentaire.
Ces postes de soins ont été priorisés par le Gouvernement car il s’agit de ceux auxquels les Français renoncent le plus souvent, du fait de restes à charges importants.

Cette réforme a de nombreux impacts sur les acteurs de la protection sociale, notamment pour les Organismes Complémentaires (OC).

Les nouvelles règles à respecter par les Organismes Complémentaires au 01/01/2020

Concrètement, au 01/01/2020, prendront effet les règles suivantes introduites par la réforme :

  • Déploiement des « paniers 100% Santé » en Dentaire, Optique et Audiologie ;
  • Obligation pour les OC de prendre en charge l’intégralité des frais pour les actes des paniers 100% Santé en Optique et Dentaire (couronnes et bridges) ;
  • Evolutions des règles du Contrat Responsable, permettant de bénéficier d’aides fiscales et sociales pour les contrats d’assurance santé complémentaires.

A ce jour, les OC ont initié les projets nécessaires pour faire évoluer leurs dispositifs et outils de gestion. Ceci vise à répondre aux impacts opérationnels majeurs induits par ces nouveautés : évolution du SI, revue des modes opératoires et scripts téléphoniques, refonte des grilles de garanties, adaptation des maquettes éditiques…

100% santé : accompagner les assurés dans la réforme

Toutefois, force est de constater que les assurés/patients manquent d’accompagnement et d’informations concernant l’application du 100% Santé.

Les OC doivent profiter de cet état de fait pour renforcer leur positionnement de partenaire privilégié en accompagnant dès à présent les assurés dans ces évolutions. Plusieurs voies s’offrent à eux. En premier lieu, des actions de communication semblent nécessaires. Ensuite une priorité forte doit être donnée à la formation et l’accompagnement des équipes de gestion qui feront face aux questionnements des assurés.
Ce rôle de conseil leur revient naturellement. Il ne pourra en effet être porté ni par les professionnels de santé, ni par la Sécurité sociale.
A défaut d’une démarche proactive de la part des OC, nul doute que cela se traduira par des réclamations et une insatisfaction des assurés.

Ecrit par Vincent Lapalus

 

Vous êtes intéressé par l’actualité du secteur de l’assurance ? Suivez nous, et consultez nos dernières publications !

Paroles de clients : Laurent Haimez, Malakoff Médéric Humanis

Comment une démarche de conduite du changement peut-elle mener à l’adhésion des utilisateurs du groupe Malakoff Médéric Humanis ? Comment construire un accompagnement apportant une plus-value à la fois à l’équipe projet et aux métiers ?

Laurent Haimez, sponsor du programme NEO, nous présente la stratégie Change établie avec Julhiet Sterwen pour la transformation du système de gestion du groupe Malakoff Médéric Humanis.

Nous le remercions chaleureusement pour son témoignage.

 

Amazon avance ses pions dans le secteur de l’assurance

Assurance Julhiet Sterwen Amazon

Assurance Julhiet Sterwen Amazon

Le saviez-vous ? A l’origine, Amazon était une librairie en ligne. Et en 25 ans, c’est devenu un des géants du web, aux côtés de Google, Apple, Facebook ou encore Microsoft. Tout semble possible pour Jeff Bezos, le créateur de l’entreprise. Premier distributeur non alimentaire en France depuis 2016, leader de la vente sur Internet, Amazon pourrait aujourd’hui devenir l’un des nouveaux acteurs d’un secteur où on ne l’attendait pas… Un secteur attractif, à la fois pour son côté lucratif et sa dimension sociétale : le marché de l’assurance. Volonté de découverte progressive du secteur, compréhension des habitudes clients, partenariats avec des assureurs historiques et de nouvelles technologies… Une stratégie orientée vers l’assurance se dessine ainsi. Découvrez quelques chapitres clés de l’histoire qu’Amazon commence à écrire…

Une première d’Amazon Pay, avec Aviva, en France

Octobre 2018. Aviva et Amazon annoncent un partenariat inédit en France. L’objectif ? Simplifier l’expérience client en ligne. Vous pouvez désormais payer la souscription d’un produit d’assurance Auto ou Habitation sur le site internet d’Aviva France grâce à votre compte Amazon Pay. Concrètement ? Au moment de payer en ligne, plus besoin de renseigner vos coordonnées bancaires pour la énième fois. Vous pouvez utiliser votre compte Amazon Pay. Et cela, en toute sécurité : Amazon Pay ne transfère aucune donnée personnelle à un tiers.
Même si Amazon n’intervient pas directement dans le process de souscription des produits d’assurance, grâce à ce partenariat, il devient incontournable auprès d’un acteur historique de l’assurance. Cette opportunité lui permet, en prime, d’affiner sa connaissance du comportement de ses clients dans l’assurance Dommage.

Souscription d’assurance via Alexa d’Amazon, en Allemagne

2018 semble l’année de la conquête pour Amazon. Après le partenariat avec le traditionnel assureur français Aviva France, le géant s’allie avec l’Insurtech Deutsche Familienversicherung. Cette nouvelle alliance permet aux clients de l’insurtech de souscrire un produit d’assurance maladie pour les voyages à l’étranger, très simplement. La méthode ? Une simple validation auprès d’Alexa, l’assistant vocal intelligent d’Amazon. Le règlement de cette souscription est réalisé grâce à… Amazon Pay évidemment. Ce partenariat s’inscrit dans la continuité d’un premier usage d’Alexa : la possibilité pour l’utilisateur de s’entendre énumérer toutes les garanties de son assurance.
Avec cette offre, Amazon, en plus d’innover dans l’intelligence artificielle, pose ses premiers pions « directs » dans le secteur de l’assurance. Et ce n’est pas tout…

Amazon à l’initiative d’une complémentaire santé unique, aux Etats-Unis

3 grands patrons d’entreprises américaines, Jeff Bezos, Warren Buffet et Jamie Dimon, ont annoncé en janvier 2018 souhaiter la création d’une coentreprise sur le secteur de la Santé. Leur objectif ?  « Améliorer la satisfaction des employés et [de] réduire les coûts ».
Cette société à but non lucratif doit ainsi permettre aux 500 000 salariés de ces trois entreprises, grâce aux nouvelles technologies, de mieux appréhender le système de santé américain. A terme, les salariés pourraient bénéficier d’assurances maladies simples et claires.

 

Pour conclure…

En définitive, Amazon surfe sur toutes les opportunités pour s’inscrire dans le paysage de l’assurance. Via des partenariats avec des assureurs établis ou des Insurtech, en direct pour ses salariés ou en partenariat d’investisseurs souhaitant innover sur ce marché, les stratégies sont multiples. Reste à savoir jusqu’où ira ce géant du web, car ce territoire est sensible : souvenons-nous de l’échec de Google avec son comparateur d’assurance Auto en 2013. Les assureurs traditionnels français ont tendance à favoriser l’émergence des Insurtech à leurs côtés, mais l’arrivée frontale du géant pourrait faire des étincelles.

Texte écrit par Jonathan Apelbaum

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