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  • Grands groupes, stop au “startup washing”, place à l’industrialisation de l’innovation !

    Les grands groupes du CAC 40 rivalisent depuis trois/quatre ans dans la multiplication d’initiatives autour de l’innovation et du numérique : créations de labs, partenariats avec des accélérateurs, lancements de fonds d’investissement, concours d’innovation internes, rachats de start-up…

     

    Il est cependant frappant de constater que les dirigeants de ces groupes sont bien à la peine de répondre à la question du retour d’investissement de toutes ces initiatives, surtout de manière consolidée, au delà d’éventuels effets d’image.

     

    L’innovation se heurte en effet la plupart de temps au « mur de l’industrialisation » et ne délivre ainsi pas de valeur mesurable.

    Premièrement, l’innovation reste aujourd’hui souvent dans une logique de labs et de proofs of concept « hors sol ». Elle se prive ainsi de tout effet transformant sur les métiers et d’un véritable impact sur la création de valeur. L’enjeu principal est aujourd’hui la professionnalisation du dispositif d’innovation et son industrialisation dans les organisations et les systèmes d’information.

     

    Deuxièmement, les ressources dédiées à l’innovation sont souvent éparpillées (labs, incubateurs, fonds d’investissement, équipes innovation) et ne sont pas pilotées dans une logique qui permettrait de mesurer leur performance globale (absence d’indicateurs et/ou de cohérence entre ceux-ci)

     

    L’âge de la maturité : la création d’une filière innovation, ou l’industrialisation de l’innovation.

    Adopter une approche de création de valeur de l’innovation passe ainsi par sa professionnalisation et son industrialisation :

    • Réunir et professionnaliser les ressources dédiées à l’origination et la sélection des projets d’innovation : idéation, sourcing de start-up, évaluation des projets et dossiers…
    • Mettre en place un véhicule d’investissement qui financerait aussi bien des projets d’innovation internes que des opérations de croissance externe, dans une réelle logique de TRI
    • Créer une instance de pilotage de la filière innovation « de bout-en-bout » réunissant les métiers et l’IT, qui serait aussi le conseil d’administration du véhicule d’investissement
    • Mettre en place des indicateurs simples et peu nombreux de suivi de la création de valeur de la filière et de son effet transformant, par exemple : nombre de projets sourcés puis sélectionnés, TRI des investissements, contribution à l’atteinte des objectifs stratégiques, NPS collaborateurs…

     

    C’est au prix de cette structuration d’une véritable filière que les dirigeants des grands groupes pourront espérer (vraiment) rivaliser avec les géants et les nouveaux barbares du numérique et se mettre en position de changer le jeu de leurs marchés par une véritable mise à l’échelle de leurs innovations. En route vers une véritable industrialisation de l’innovation !